André Franquin
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André Franquin

Né en 1924. Décédé en 1997, Belgique.

Thèmes :
  • Classiques
  • Humoristique
  • Univers Spirou
  • Jeunesse
  • Univers Marsupilami
  • Les classiques
  • Séries mythiques

M'enfin... quel trait !

De tous les grands de la bande dessinée, Franquin est l’un des plus appréciés, et pour cause :  il est considéré comme le virtuose du dessin par excellence. Hergé disait de lui : “Quand je vois un Franquin, par exemple, je me dis : mais comment peut-on nous comparer ? Lui, c’est un grand artiste, à côté duquel je ne suis qu’un grand dessinateur...” Lorsque les organisateurs du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême remettent leur premier Grand Prix en 1974, son nom s’impose comme une évidence.  

Il fait ses débuts au lendemain de la Seconde Guerre mondiale dans le studio de dessin animé CBA à Bruxelles. À ses côtés, des inconnus : Morris, Peyo, Paape… Morris, qui dessine déjà pour Le Moustique, présente Franquin à son éditeur. Ce dernier le confie à Jijé qui héberge déjà le jeune Will. Les quatre compères feront studio commun à Waterloo : ensemble ils forment le noyau dur de ce qu’on appellera plus tard l’École de Marcinelle. En 1946, Jijé confie à Franquin le personnage-titre du journal, Spirou, qu’il ne lâchera pas avant 1968 non sans avoir créé toute une galerie de personnages mythiques : le Marsupilami, le Comte de Champignac… Il mène Spirou à des sommets de fantaisie et d’invention, faisant de ce groom falot l’une des figures majeures de l’âge d’or de la bande dessinée belge. En 1955, Franquin se brouille avec Dupuis et signe avec “Tintin-de-chez-Le-Lombard-en-face" où il crée la série Modeste & Pompon sur des scénarios écrits par Goscinny, Greg, Tibet ou Peyo. Lorsqu’il retourne chez Dupuis, deux ans plus tard, Franquin cède Modeste et Pompon à Dino Attanasio. En 1957, il crée un héros pour animer Le Journal de Spirou, un héros sans emploi et dont le patronyme est tout un programme : Gaston Lagaffe. Un héros – ou plutôt, comme on l’écrira plus tard, un “anti-héros” – non pas flemmard mais plutôt, selon la jolie formule du rédacteur-en-chef du Journal de Spirou  “économe de ses efforts”. Dans les années 1970, Franquin voit évoluer avec intérêt la “nouvelle bande dessinée française”. Pressentant combien elle allait changer la donne, ce dessinateur généreux réussit avec son complice Yvan Delporte à imposer un supplément un peu spécial pour un magazine destiné à la jeunesse : Le Trombone Illustré (1977). En trente numéros, ils réuniront les signatures de Gotlib, Moebius, Tardi, Bilal, Bretécher, Peyo, Roba, Rosinski, Comès, Follet, Alexis, Dany, Hausman, Will, Follet ou encore Jijé ! Il y réalise son dernier chef d’œuvre : Les Idées noires. Mais la démarche n’est pas comprise par son éditeur qui ne prendra que bien plus tard le tournant de la BD pour les adultes. Franquin rejoint dès lors Gotlib dans le mensuel qu’il a créé deux ans plus tôt : Fluide Glacial. 

Génie du dessin et de l’humour, Franquin n’aura jamais déçu, éblouissant de son talent la bande dessinée franco-belge de son éclosion à sa maturité. 

Une des grandes joies du métier, c’est quand on a l’impression de découvrir quelque chose de nouveau, ou du moins quelque chose de nouveau pour soi.

André Franquin

Quand je vois un Franquin, par exemple, je me dis : mais comment peut-on nous comparer ? Lui, c’est un grand artiste, à côté duquel je ne suis qu’un grand dessinateur...

Hergé

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