Laurent Vicomte est un orfèvre. Son dessin, d’une finesse exceptionnelle, se veut exemplaire, irréprochable. Cette quête de la perfection le pousse à se consacrer corps et âme à chaque planche, étirant le temps de réalisation de ses albums. C’est ainsi que 13 ans séparent les deux premiers opus de son chef-d'oeuvre, Balade au bout du monde. Mais l’attente se vaut, chaque détail est d’une précision chirurgicale : décors, ornement, bijoux, motif, ... Tout est un ravissement pour l’œil. Servies par des cadrages audacieux, ses rares planches sont de véritables tableaux.
Rares sont les planches de Laurent Vicomte : ce bourreau de travail, perfectionniste à l’excès n’a eu qu’une très faible production, - cinq albums en trente ans de carrière ! - ce qui ne l’a pas empêché de se hisser au rang de monument du 9e Art. Son chef d’œuvre, Sasmira, aura mis 14 ans à aboutir et seuls le premier tome et 17 planches du second ont été dessinées de la main du maître. Cette rareté, couplée à la qualité graphique de Vicomte font de chacune de ses planches une pièce de collection.
Pour assurer la bonne conservation de vos mises en couleurs, nous vous recommandons de ne pas les exposer à la lumière directe, les rayons UV pouvant endommager les mediums utilisés. Les mises en couleurs réalisées à l’aquarelle sont particulièrement sensibles à la lumière et doivent en être préservées. Nous vous conseillons de les tenir loin des fenêtres et de privilégier des encadrements réalisés avec des matériaux de conservation, au pH neutre, et un verre dit « Musée », au traitement anti-UV et anti-reflet.
Si vous préférez conserver vos œuvres sans les encadrer, nous vous recommandons de les stocker à plat, dans des cartons à dessins, en intercalant des feuilles de papier permanent au pH neutre. Veillez à les conserver à l’abri de la lumière et de l’humidité.
Laurent Vicomte (né en 1956) publie ses premières œuvres à l’âge de 19 ans dans La Presse de la Manche, avant de rejoindre l'année suivante la rubrique “Carte blanche” du Journal de Spirou. Lorsqu’il monte à en 1977, il croise Jean-Pierre Gourmelen (scénariste de Mac Coy avec Antonio Palacios), puis Jean-Michel Charlier (Blueberry avec Giraud, Tanguy et Laverdure et Barbe-Rouge avec Hubinon), alors rédacteur en chef du Journal de Tintin. Il y crée sa première série personnelle : Édouard et Lucie. Mais c’est sa rencontre avec Pierre Makyo en 1981 qui marquera un véritable tournant dans sa carrière : ensemble, ils imaginent Balade au bout du monde... Biographie complète