Disparu bien trop tôt, Philippe Delaby aura considérablement marqué le paysage de la bande dessinée franco-belge en renouvelant drastiquement le genre du péplum. Son trait académique de haute volée se déploie dans un dessin réaliste méticuleux, qui met en valeur le modelé des corps et le rendu cru des matières : l'alliance d'une rigueur classique et d'une sensualité tragique.
Essentiellement structurée autour de la série Murena, la cote de Delaby demeure solide. Ses couvertures en couleurs sont des pièces particulièrement recherchées par les collectionneurs : elles concentrent l'essence de son travail sur les modelés et les couleurs. Son meilleur résultat public a été établi lors de la vente Bande dessinée et illustration de 2014, en partenariat avec Christie's Paris, qui a vu la couverture du septième tome de Murena s'envoler pour 23 400 € frais compris. Depuis, de nombreuses planches et œuvres ont approché ce score, à l'image de la splendide couverture de la première intégrale de Murena, adjugée 16 250 € en 2022 (Daniel Maghen Enchères).
Les crayonnés réalisés au crayon, à la mine de plomb ou aux crayons de couleurs sont pérennes dans le temps. Les pièces réalisées au crayon de cire, à la mine noire ou au fusain demandent une attention particulière afin d’éviter tout frottement. Veillez toutefois à ne jamais les exposer à la lumière directe. Comme tout matériau, le papier utilisé pour la réalisation de ces œuvres est susceptible de changer au contact des UV.
Nous vous conseillons de les exposer loin des fenêtres et de privilégier des encadrements réalisés avec des matériaux de conservation au pH neutre et un verre dit « Musée » au traitement anti-UV et anti-reflet. Si vous préférez conserver vos œuvres sans les encadrer, nous vous recommandons de les stocker à plat, dans des cartons à dessins, en intercalant des feuilles de papier permanent au pH neutre. Veillez à les conserver à l’abri de la lumière et de l’humidité.
Philippe Delaby naît en 1961 à Tournai, fils unique. La passion du dessin lui vient à l'âge de huit ans, lorsque son père lui offre son premier album ; dès ses quatorze ans, il entre à l'Académie des Beaux-Arts de sa ville. Fasciné par Ingres et les maîtres flamands, il apprend le dessin et la peinture à l'huile. Cette formation classique, dans une Belgique où la bande dessinée triomphe, le range d'emblée du côté des dessinateurs réalistes : Cuvelier (Corentin) et Jacques Martin (Alix), qui lui tienne... Biographie complète