Son style spectaculaire et sa mise en couleurs explosive ont fait de Palacios l'un des dessinateurs les plus brillants de l'école espagnole. Son trait précis tout en hachures, sa maîtrise des reliefs et de la perspective, sa palette détonante de couleurs offrent un spectacle sans pareil.
Antonio Palacios reste un artiste accessible dans les planches se vendent quelques milliers d’euros. Portée par sa série phare, Mac Coy, sa cote reste stable comme en témoignent les trois expositions-vente organisées par la Galerie Daniel Maghen en 2016, 2020 et 2023. Arrivé tardivement à la bande dessinée, Palacios s’est rapidement imposé dans le patrimoine du western franco-belge.
Pour assurer la bonne conservation de vos œuvres sur papier, nous vous recommandons de ne jamais les exposer à la lumière directe, les rayons UV pouvant endommager les mediums utilisés. Les pièces réalisées aux pastels ou au fusain demandent une attention particulière afin d’éviter tout frottement. Les œuvres contenant de l’aquarelle sont particulièrement sensibles à la lumière, au contraire de la gouache et de l’acrylique.
Nous vous conseillons de les exposer loin des fenêtres et de privilégier des encadrements réalisés avec des matériaux de conservation au pH neutre et un verre dit « Musée » au traitement anti-UV et anti-reflet. Si vous préférez conserver vos œuvres sans les encadrer, nous vous recommandons de les stocker à plat, dans des cartons à dessins, en intercalant des feuilles de papier permanent au pH neutre. Veillez à les conserver à l’abri de la lumière et de l’humidité.
Né à Madrid en 1921, Antonio Hernández Palacios voit ses études aux Beaux-Arts interrompues par la Guerre civile espagnole. Il développe alors une solide carrière dans l’illustration, la publicité, l’affiche et le dessin animé avant de se tourner vers la bande dessinée. En 1970, la revue Trinca lui confie ses premières grandes séries, Manos Kelly et El Cid, qui révèlent son talent au grand public. Son style riche, détaillé et spectaculaire fait de lui l’une des figures majeures de l’école espagnole de bande dessinée. Repéré par Henri Filippini, il rejoint Dargaud et réalise avec Jean-Pierre Gourmelen la célèbre série western Mac Coy, forte de 21 albums. Passionné d’histoire, il consacre également plusieurs œuvres à la Guerre d’Espagne, à la bataille de Roncevaux et à Simón Bolívar. Biographie complète