Par le biais de deux amis d’enfance marqués par la guerre, Cosey construit un récit de voyage intimiste, tant physique que psychologique. Confrontés à leurs passés et à leurs regrets, les deux protagonistes redécouvrent progressivement le goût de de la vie. La délicatesse du trait de Cosey est en symbiose avec celle des dialogues tout en creux et en silences permettant aux personnages de se retrouver en douceur. Comme souvent chez Cosey le voyage est surtout spirituel et Le Voyage en Italie (1988) ne fait pas exception. L’occasion pour le lecteur d’embarquer comme cinquième membre de cette équipée, dans cette « road bd » d’une grande humanité, et d’y faire sa propre introspection.