Figure majeure de l’École espagnole, Miguelanxo Prado est un véritable virtuose de la couleur. Passant avec aisance d’une technique à l’autre, il adapte son style à chaque récit pour développer des univers tant poétiques et oniriques que des histoires au réalisme exacerbé. Sa grande maîtrise des jeux d’ombres et de lumières lui permet d’apporter toute la profondeur à ses décors aux couleurs vives et à ses personnages aux expressions si caractéristiques. Dessinateur hors pair, on apprécie chez lui son trait figuratif semi-réaliste si reconnaissable.
Pour assurer la bonne conservation de vos œuvres sur papier, nous vous recommandons de ne jamais les exposer à la lumière directe, les rayons UV pouvant endommager les mediums utilisés. Les pièces réalisées aux pastels ou au fusain demandent une attention particulière afin d’éviter tout frottement. Les œuvres contenant de l’aquarelle sont particulièrement sensibles à la lumière, au contraire de la gouache et de l’acrylique.
Nous vous conseillons de les exposer loin des fenêtres et de privilégier des encadrements réalisés avec des matériaux de conservation au pH neutre et un verre dit « Musée » au traitement anti-UV et anti-reflet. Si vous préférez conserver vos œuvres sans les encadrer, nous vous recommandons de les stocker à plat, dans des cartons à dessins, en intercalant des feuilles de papier permanent au pH neutre. Veillez à les conserver à l’abri de la lumière et de l’humidité.
Né en Espagne en 1958, Miguelanxo Prado publie ses premières BD dans des fanzines dès 1979, tout en poursuivant des études d'architecture. Il s'impose en France dès 1988 avec Chienne de vie (Les Humanoïdes Associés), suivi de Demain les Dauphins, C'est du sport, Stratos, Manuel Montano et Y'a plus de justice. C'est Trait de craie (Casterman, 1993) qui le consacre définitivement : l'album remporte le prix des libraires BD (1993), l'Alph'Art du meilleur album étranger à Angoulême (1994) et le prix spécial du jury à Sierre (1994). Il adapte ensuite Pierre et le loup de Prokofiev (Casterman, 1995) avant de publier Fantasmagorie (Mosquito, 2000). En 2001, le festival BD Boum de Blois lui décerne le Grand Boum pour l'ensemble de son œuvre. Son album Ardalén (Casterman, 2013) marque un retour remarqué, couronné du prix national de la BD par le Ministère de la Culture espagnol. Son dernier album, Proies faciles (Rue de Sèvres, 2017), offre une fable sociale noire sur la crise économique espagnole.