Olivier Schwartz est né en 1963, à Nogent-sur-Marne. Dessinateur autodidacte, son style est inspiré de la néo-ligne claire dont Yves Chaland fut le chef de file. Il débute en 1983 dans le fanzine Plein la gueule pour pas un rond, puis réalise ses premières bandes dessinées jeunesse chez Milan, en collaboration avec les scénaristes Claude Ecken et Christian Goux. Parallèlement il ébauche, sur commande du magazine Astrapi, les enquêtes de l'inspecteur Bayard en 1988 principalement scénarisées par Jean-Louis Fonteneau qu’il poursuit jusqu’en 2010. 18 albums seront édités. Il dessine également des jeux, tests ou bandes dessinées historiques pour la plupart des titres de la presse jeunesse et illustre des romans ou des encyclopédies. Repéré par le scénariste Yann, il réalise un rêve en dessinant une aventure de Spirou et Fantasio dans la série Une aventure de Spirou et Fantasio par… Le Groom vert-de-gris, sorti en 2009, est un des plus gros succès de cette série dérivée éditée chez Dupuis. Suivront le premier tome de Gringos Locos (éd. Dupuis) en 2012, retraçant la grande et véritable aventure de Jijé, Franquin et Morris aux Etats-Unis et au Mexique. Puis en 2014, La Femme-léopard (tome 7), en 2017, Le Maître des hosties noires (tome 11), la deuxième et troisième aventure de Spirou et Fantasio par... réalisée par Yann et Schwartz. Olivier Schwartz est aujourd'hui une des valeurs sûres du Journal de Spirou. En 2016, il réalise une histoire courte pour le 60e tome des Tuniques bleues (éd. Dupuis). Dernièrement, il s’est emparé du personnage de Gaston Lagaffe pour réaliser une des 60 histoires de l’album La Galerie des Gaffes (éd. Dupuis, 2017), le hors-série publié à l’occasion des 60 ans du personnage. On lui doit au total cinq albums de Spirou et Fantasio dont les deux derniers albums de la série, La Mort de Spirou (2022) et La Mémoire du Futur (2024).
Olivier Schwartz a quelque chose de Peter Pan. Il le dit lui-même : il était immature lorsqu’il était enfant. Et il revendique de l'être toujours. C’est cette immaturité, cette part d’enfance permanente, nourrie notamment par Hergé, Yves Chaland, et les comics américains, qui a forgé son imaginaire, son style, et qui fait sa force aujourd'hui. Avec la maturité et l’expérience qu’il a acquises, Olivier dessine toujours de manière appliquée, pétri par un doute qui le hante en permanence. Mais cette souffrance n'est que la face cachée d'une alchimie qui lui permet de créer des planches incisives, flamboyantes, référencées, et en même temps uniques.
Jacques Monin – Extrait du catalogue de la vente Daniel Maghen Enchère de 2026
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