Quand la fantasy devient œuvre d'art
Né en 1954 en Espagne, Luis Royo grandit à Saragosse, où il étudie la peinture, la décoration et le dessin technique à l'école des Arts Appliqués, tout en travaillant parallèlement dans des studios de décoration d'intérieur. À partir de 1972, il se consacre à la peinture grand format et participe à diverses expositions. Attiré par la bande dessinée, notamment sous l'influence de Moebius et Enki Bilal, il publie ses premiers récits à partir de 1981 dans des revues espagnoles telles que Rambla, Cimoc et le mythique El Víbora, avant de conquérir les pages de Heavy Metal. En 1983, sa rencontre avec Rafaël Martínez et l'agence Norma à Barcelone trace définitivement son avenir professionnel et l'ouvre au marché international — DC Comics, Marvel, Penthouse, jeux vidéo, pochettes d'album, cartes de tarot. Il déploie un univers de femmes fatales, de créatures fantastiques et de paysages post-apocalyptiques dans une longue série de recueils devenus des références mondiales de l'illustration : Women (1992), Malefic (1994), Secrets (1996), III Millennium (1998), Dreams (1999), Prohibited Book (3 tomes, 1999-2003), Evolution (2001), Visions et Conceptions (2002-2003). En collaboration avec son fils Romulo, il signe la saga Malefic Time (2010), ambitieux roman graphique se déroulant dans un Manhattan apocalyptique de 2038. L'un des illustrateurs les plus reconnus et les plus vendus au monde, il reste une figure tutélaire du genre fantasy gothique, mêlant sensualité, horreur et perfection formelle dans chacune de ses œuvres.
Crédits :
©Luis Royo (bannière)